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Egon Mayer( peu connu)

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Egon Mayer( peu connu)

Message par {CdC}Chevalier_Tenseiga le Ven 27 Juin - 0:09

Petite biographie sur un pilote peu connu mais qui à contribué à alourdir le nombre de mort sur B-17


Egon Mayer est né le 19 août 1917 à Constance. Il rejoint la Luftwaffe en 1937. Après une formation initiale classique, le Fahnenjunker Mayer est affecté au I./JG 2 le 6 décembre 1939. Transféré au 6./JG 2, il prend part à la Campagne de France au cours de laquelle il remporte sa première victoire, en abattant un MS 406 le 13 juin 1940. Le 1 août, il est affecté à la Jagdfliegerschule Werneuchen comme instructeur. De retour en première ligne en septembre 1940, il est affecté au 3./JG 2, alors basé à Beaumont-le-Roger. Il revendique sa seconde victoire le 7 octobre en abattant un Hurricane au-dessus de Portland. Le Leutnant Mayer est transféré au 8./JG 2 avec lequel il remporte sa 3eme victoire, le 15 novembre, en abattant un Hurricane près de Chichester.

Le 10 juin 1941, l'Oberleutnant Mayer est promu Staffelkapitän du 7./JG 2, basé à St Pol-Brias. Il reçoit la Croix de Chevalier le 1 août 1941 après avoir remporté sa 20eme victoire. Le 15 avril 1942, il porte ce total à 30 en abattant un nouveau Spitfire. Le 19 août 1942, jour de son 25eme anniversaire, il prend une part active aux opérations qui se déroulent au-dessus de Dieppe en abattant 2 spitfire pour ses 51 et 52eme victoires. En novembre 1942, l'Hpt Mayer est promu Gruppenkommandeur du III./JG 2.

Le 3 novembre, il abat ses premiers bombardiers lourds américains lorsqu'il abat 2 B-17 et un B-24 (53 - 55). En compagnie de Georg-Peter Eder (78 victoires), Mayer développe la tactique d'attaque frontale contre les bombardiers alliés, une tactique à la fois terrifiante et d'une redoutable efficacité. Il reçoit les Feuilles de Chène (n° 232) le 16 avril 1943 après avoir remporté 63 victoires. Le Major Mayer est promu Kommodore du JG 2 le 1 juillet 1943 après le départ de l'Oberst Walter Oesau (127 victoires) devenu chef de la Jafü Bretagne. Le 6 septembre 1943, il parvient à abattre 3 bombardiers lourds en 19 minutes d'engagement (78 - 80). Le 1 décembre, Mayer revendique 4 chasseurs P-47 et un bombardier B-17 (85 - 89). Il remporte sa 90eme victoire le 31 décembre et devient le premier pilote du front de l'Ouest à atteindre le chiffre de 100 victoires, le 5 février 1944, lorsqu'il abat un P-47 près d'Arguen. Il revendique ses 101 et 102e victoires le 6 février 1944 en abattant 2 P-47 près de Sens. Le 2 mars 1944, Egon Mayer conduit une formation du JG 2 pour intercepter un raid de jour de l'aviation américaine. Les bombardiers sont escortés par des P-47 qui parviennent à briser l'attaque allemande. Egon Mayer est abattu à bord de son Fw 190 A-6 (W.Nr. 470 468), près de Montmédy. Il recevra les Epées à titre posthume (n° 51). Il avait remporté toutes ses victoires à l'Ouest, dont 26 contre des bombardiers lourds, 51 contre des Spitfire et 12 sur des P-47.



TACTIQUE CONTRE LES B 17
Il étudia dès le début les interceptions sur B 17 et remarqua leurs points faibles :
- tout d’abord, le nez de la version F, mais l’attaque de face ne peut s’attribuer qu’à un pilote chevronné, les risques de collision sont trop grand et le visuel directif de la direction des bombardiers difficilement reconnaissable selon la zone d’interception délimitée
- ensuite l’attaque trois quart arrière avec toujours une altitude convertie en vitesse rattachée à une manœuvre en huit d’un Schwarm

Finalement, suite à ces observations, il constitua une Staffel capable :
- d’attaquer le nez de l’appareil
- de grouper la puissance de feu en formation à grande inclinaison sur piqué,
- toujours en gardant la cohésion au niveau formation lors des manœuvres d’attaques.

La mise en œuvre de l’attaque à la Egon Mayer :
- Formation serrée avant l’attaque
- Dés que l’altitude est supérieure à 1 000 m sur l’ennemi, que l’axe d’attaque est choisi, formation en file indienne
- Répartition de cibles aux quatre appareils (avec possibilité de tir groupé sur un seul appareil ennemis ou deux sur un appareil), ordre de direction de break (après l’attaque) pour l’ensemble du Schwarm, attaque plongeante en piqué avec maintien du Schwarm groupé.
- Possibilité de deux phases dans la perspective de plusieurs attaques dans un délais réduit sur zone d’interception : après l’attaque, prendre la direction du break choisie par le leader, effectuer un regroupement à l’altitude de départ le plus rapidement possible et serrer la formation ou : la même approche, mais pour une rapidité de passe, effectuer un premier retournement de virage au bout de 3 s et un deuxième en suivant la direction des bombardiers. Schématiquement, cela donne un huit et permet un replacement rapide. Il est important, lors de la chandelle du break de remonter, pour le leader, à l’altitude de départ avec une marge, si possible, supérieure, de façon à mettre les trois autres éléments à l’altitude de départ. Cette manœuvre qui se fait moteur à fond est très dure pour l’organisme des pilotes…

Les théoriciens Egon Mayer, kommandeur du III./JG 2 et Georg-Peter Eder (staka), arrivent à la conclusion qu’une attaque de face présente quelques avantages contre les B 17.
Le premier était que la vitesse relative entre les deux appareils était élevée et réduisait de ce fait la durée où les chasseurs étaient sous le feu des fortress.
Le deuxième point était relatif au fait qu’il rendait le B 17 vulnérable, en particulier, la cabine de pilotage qui était la cible principale et dont les tirs réussis dans cette zone amenaient rapidement au succès…

Par la suite, cette technique fit l’objet d’une amélioration. Dans un premier temps, les chasseurs suivaient les bombardiers à distances respectables de façon à déterminer leur cap et leur altitude. Ensuite, grâce à une accélération, doublement de ces derniers, toujours à distance respectable de façon à rester hors de portée des armes et alors, ) une distance de 3,2 km, virage à 180° et attaque frontale.

Ce que voyait le pilote de chasse :

1) Dans le dispositif de visée REVI, à 3,2 km, l’envergure d’un B 17 représentait 1,3 cm : 15 s avant la collision



2) A 1,6 km, les nacelles des moteurs apparaissent, l’envergure était de 2,5 cm : 7 s avant la collision



3) A 1000 m, les détails apparaissent, l’envergure était de l’ordre de 4,7 cm : 4 s avant la collision



4) A 600 m, 7,5 cm d’envergure : 2,5 s avant la collision, ouverture du feu



5) A 250 cm, 12 cm d’envergure : 1 s avant la collision, arrêt du tir, break pour dégager et éviter la collision



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