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La troisième bataille de kharkov

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La troisième bataille de kharkov

Message par {CdC}Chevalier_Tenseiga le Dim 20 Avr - 23:49

Introduction:

Le but de ce dossier est de vous faire découvrir une bataille de la seconde guerre mondiale injustement restée méconnue, pourtant la IIIème bataille de Kharkov, qui se déroula entre les légendaires batailles de Stalingrad et de Koursk, fut l’occasion d’une des plus belles manœuvres de ce conflit.
Ce dossier s’articule en quatre grandes parties: une première présentera le contexte et le plan d’opération soviétique, la seconde portera sur la description des opérations, la troisième sera une courte biographie d’un commandant dont le rôle fut déterminant lors de cette bataille et la dernière dévoilera le bilan et l’analyse de la bataille.


1ère partie : description de la situation antérieure à la bataille et le plan soviétique.

Axe-Alliés : la victoire change de camp.

En ce début d’année 1943, la situation de l’Axe semble précaire. En effet dans le Pacifique les japonais sont repoussés à Midway et Guadalcanal. En Afrique du Nord les troupes italo-allemandes sont encerclées.
Sur le front de l’Est la situation n’est guère meilleure ; le Heeresgruppe Nord (groupe d’armée Nord) piétine devant Leningrad, le Heeresgruppe Centre s’est fait repoussé donnant la forme quasi définitive au saillant de Koursk.
Mais ici nous nous intéresserons particulièrement à la situation au Sud du front, et cette situation n’est franchement pas bonne. La 6ème armée a été encerclée et anéantie à Stalingrad, dans leur lancé offensive de l'hiver 42-43, les soviétiques ont pulvérisé les armées hongroises, italiennes et roumaines, le reste des troupes allemandes est dispersé et retraite vers l’Ouest. Les allemands devront utiliser tout leur génie tactique pour repousser in extrémiste les soviétiques épuisés à Rostov, évitant ainsi l’isolement des troupes engagées dans le Caucase qui se replient en bonne ordre.



Le général Vatoutine commandant le front Sud-Ouest

Les soviétiques flairent le bon coup.

Au début du mois de février 1943, face à la situation décrite plus haut la Stavka (état-major soviétique) est donc particulièrement enthousiaste et optimiste. Le général Vatuntin propose un plan à Staline qui vise ni plus ni moins qu’à anéantir l’ensemble des troupes allemandes au sud du front ! L’opération prend le nom de Gallop, le front Sud-Ouest commandé par le général Vatoutine doit effectuer une grande manœuvre d’encerclement en direction de Zaporojie qui est une base logistique importante. Le front Voronej continuera lui aussi sa progression pour s’emparer notamment de Belgorod et surtout de Kharkov, 4ème ville d’URSS.

Carte représentant le plan soviétique. L'offensive permettrait d'encercler et d'addosser le groupe d'armée Don et le groupe d'armée A (la flèche grise remontant du Caucase plus la 17ème armée) à la mer d'Azov. Le trait jaune représente le front au 4 février 1943.

Le bon coup est finalement peut-être foireux.

Pour faire face à cette menace les allemands disposent du Heeresgruppe Don et du Heeresgruppe A ce dernier remontant du Caucase, le tout formera le Heeresgruppe Sud à partir du 12 février 1943. Le rapport des forces initial est de 1 contre 4 ! Mais les allemands peuvent compter sur un excellent commandant en la personne du Maréchal Manstein ainsi que sur l’arrivé récente d’une toute nouvelle unité : le 2ème SS Panzer-Korps commandé par le général Paul Hausser* et composés par trois divisons d’élites (la 1ère SS Panzer-Grenadier Leibstandarte, la 2ème SS Panzer-Grenadier Das Reich et la 3ème SS Panzer-Grenadier Totenkopf), leurs effectifs sont constitués d’un mixte de vétérans expérimentés et de recrues fanatisées et l’équipement est moderne (Panzer IV à canon long, char Tigre…), bref une bonne force de frappe ! Par contre les troupes sont terriblement dispersées et la destruction des armées alliées du Reich a creusé un trou de 300 kms dans le front allemand !

Le maréchal Manstein, malgré son échec à sauver la 6ème armée à Stalingrad, reste un commandant brillant et il va une nouvelle fois le démontrer lors de cette bataille.


2ème partie : le déroulement des opérations.


La confrontation que je décrirai ici peut se découper en 3 phases : la progression des troupes soviétiques, la contre-attaque de Manstein et la reprise de Kharkov.


Les soviétiques progressent vite, trop vite...

L’Armée Rouge profite du gel pour lancer sa grande offensive début février. Manstein est conscient de la menace mais comme nous l’avons vu plus haut ses troupes sont dispersées, il a besoin de temps pour les regrouper avant de lancer une puissante contre-attaque. Il ordonne donc un repli général des troupes, il échange du terrain contre du temps.


Carte de la progression soviétique: en jaune le front au 4 février et en orange l'avancée maximum au 19 février. On peut constater que les deux flancs à la pénétration principale ont bien tenus, isolant ainsi les troupes soviétiques parties loin vers l'ouest...

Sous la menace d’un encerclement le général Paul Hausser fait évacuer son 2ème SS Panzers Korps de Kharkov alors qu’Hitler avait ordonné de tenir la ville sans esprit de recul. Néanmoins la progression du front de Voronej dans ce secteur s’arrêtera là

Plus au Sud les forces du front Sud-Ouest profitent de l’intervalle créé par la destruction des armées alliées au Reich pour progresser rapidement. Le repli des allemands et la faible résistance rencontrée confortent les soviétiques dans leur impression que les allemands sont décimés et que la victoire approche, la Stavka jubile. Les avants gardes foncent tête baissé et ne sont plus qu’à 50 kms de Zaporojia où est situé le QG de Manstein !
Encore plus au Sud la 1ère et la 4ème panzers armées se glissent le long du flanc soviétique et résistent à toute les attaque de l’armée blindée de Popov et du front Sud.


Manstein frappe là où ça fait mal.

Comme nous l’avons vu le front Sud-Ouest a beaucoup progressé, trop même, les unités de pointes se retrouvent isolées loin derrière le front, les soviétiques tellement sûr de la victoire ont négligé la protection de leurs flancs… C’est alors que le 19 février les 1ère et 4ème panzers armées ainsi que le 2ème SS Panzer korps se ruent sur les flancs de l’axe de progression adverse.

Carte de la contre attaque allemande. Je sais que ce n'est pas du grand art mais tentez de reconnaitre: l'encerclement de l'armée de Popov par la 1ère Pz armée, Les deux pinces constituées par la 4ème Pz armée et le 2.SS panzer korps qui se rejoignent avant de remonter vers le nord pour prendre Karkov.


Les soviétiques, totalement abasourdis par l’attaque et épuisés par une progression incessante depuis Stalingrad, ne peuvent rien faire pour empêcher les allemands de fondre sur leur arrière et couper leurs lignes de ravitaillement. L’armée blindée de Popov est encerclée néanmoins les allemands faute d’infanterie suffisante ne peuvent pas empêcher de nombreux soldats soviétiques de s’enfuir du Kessel *, en laissant tout leur matériel sur place. La progression de l’Armée Rouge vers Zaporoje étant maintenant stoppée, la force de frappe de Manstein remonte vers le nord en direction de Kharkov.
La reprise de Kharkov.

Les allemands continuent leur folle progression vers le nord, après avoir supprimé la force de frappe du front Sud-Ouest, ils attaquent le flanc du front de Voronej. Les troupes soviétiques sont repoussées et la 3ème armée est encerclée dans Kharkov. Les SS veulent à tout prix prendre rapidement cette ville en récompense pour leur führer, ainsi ils se lancent dans un combat urbain furieux. Des Kampfgruppe* sont spécialement créer mais les soviétiques se battent avec acharnement. La ville n’est sous contrôle que le 15 mars. Mais là encore faute d’infanterie de nombreuses unités soviétiques isolées parviennent à s’enfuir.

De son côté la division Gross Deutschland reprend la ville de Belgorod. Manstein compte exploiter à fond sa victoire en proposant au maréchal Von Kluge de prendre en tenaille la ville de Koursk, accomplissant en quelque sorte l’opération « Zitadelle » avant l’heure…mais Von Kluge refuse à cause du retour prochain de la boue. Le front se rétablie sur le fleuve Donets, retour à la case départ pour l’Armée Rouge.
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